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12.05.2008

Vous allez finir par vous aimer les uns, les autres, bordel de merde?!

Voici un petit texte sans conséquence, que j'ai écrit suite à événement que j'ai réllement vécu, quelques jours plus tôt. Bonne lecture. ^^

Mon sac de voyage « polochon », supporté par une sangle en tissu dont l’unique objectif semble être de s’enfoncer le plus possible dans mon épaule gauche, pendait sur mon flanc droit. Haletant, les yeux peinant à quitter le sol pour éviter les poteaux, les jambes perdues dans mon vieux baggy et les cheveux coiffé à l’aide d’une brosse à dent, je louait le seigneur d’avoir mon lecteur MP3 sur les oreille, afin de m’isoler de la foule des passants qui devaient avoir bien du mal à réprimer leurs envies de me jeter une petite pièce.
Seul élément qui fut capable de me faire lever la tète et de me ralentir quelques instants dans ma marche frénétique, le rose pâle d’un cerisier en fleur vint caresser ma joue. Début mai, je rentrai d’un week-end passé chez mes parents, dans la douce odeur de ma première belle saison en temps que jeune oisillon fraîchement libéré du nid familial. Sortant tout juste de plus de deux heures de RER, c’est à grand pas que je me dirigeais vers mon appartement.
Accroché à mon oreille par le truchement d’un écouteur en plastique, la céleste Chihiro Onitsuka me susurrait de délicates arabesques musicales. Malgré la barrière des langues, la charge émotionnelle portée par le velouté de son grain de voix se déversait directement dans tout mon être, communiqué à chacun de mes organes par mon cœur affolé sous le cocktail de l’effort et de la passion.
Mais à la vue de la bouche entrouverte d’un grand homme noir, en costume, marchant dans ma direction, je pressentis l’éclat d’une voix puissante et vindicative. Eclat qui ne tardât pas à couvrir le chant sucré, que je mis alors sur pause.
« BATARD !!! »
L’homme me regardait avec insistance, mon premier réflexe fût de continuer ma route comme si de rien n’était, tandis qu’un deuxième « BATARD !!! » retentissait violement. Nous nous croisâmes sans heurt sur le trottoir étroit, malgré l’envergure importante que j’arborais en raison de mon sac de voyage. Le personnage se trouvait donc dans mon dos lorsqu’il fit claquer son injure pour la troisième fois consécutive.
Sous le coup de mon arrêt brutal, mes chaussures crissèrent sur l’asphalte. Je me retournais et interpellais l’homme : « Hey ! ». Il fit demi tour, et me jetât un regard tellement mauvais que sa haine en était presque palpable. Il s’approchât rapidement de moi, jusqu'à ce que je puisse sentir son souffle avec assez de proximité pour y déceler les traces de son précédent repas. Le grand noir faisait plus d’un tète de mieux que moi, et sa musculature, saillante sous ses vêtement, ridiculisait sans complexe mes bras potelés. Les yeux levés vers les cieux, je n’aurais pu, dans cette configuration, voir que son cou de taureau, si il n’avait pas eu le visage baissé vers moi. Ses yeux d’onyx coulaient en moi comme un infâme poison. J’esquissai un petit mouvement de recul afin de pouvoir m’exprimer plus confortablement.
« Que t’ai-je bien fait pour que tu m’agresse ainsi en pleine rue, sans que je ne t’ai ni parlé ni touché ? Tu ne m’aimes pas ? Mais sache que moi je t’aime ! Tous les êtres vivants de cette planète ont le droit d’être aimé et d’aimer en retour ! Ne vois-tu donc pas le temps magnifique qu’il fait ? Les fleurs bordent notre chemin, les arbres se balancent lentement au rythme d’une légère brise, des couples de chiens s’amusent dans l’herbe du parc. Personne ne cri, personne ne se bat, pourquoi veux-tu me faire du mal, à moi qui ne t’en veut pas ? Prend le temps de stopper quelques instants ce flot hostile qui s’échappe de ta bouche, afin de respirer les sons qui t’entourent. Fait abstraction des bruits de voitures, des logorrhées puissantes des quidams, des avions qui déchirent le ciel et du goudron qui te sépare de la terre. Ecoute le son du vent, des enfants qui jouent, des feuilles qui bruissent, essaye de ressentir la toute puissance de la terre qui se cache sous toi. »
Je profitais alors de sa stupéfaction pour effectuer les quelques pas qui me séparaient du cerisier, afin d’y attraper l’extrémité d’une branche, toute couverte de fleur rose pastel. Retournant doucement vers lui, le végétal à la main, je posais mon sac au sol afin d’enlacer l’être humain qui se dressait face à moi. A la fin de l’étreinte, je lui déposais le bois efflorescent entre les mains, dans un grand sourire de chaleureuse humanité, reprenais mon sac, puis mon chemin.

C’est à ce moment là que je me rendis compte que j’étais déjà arrivé à l’appartement.
Encore une fois, ma pensée avait de loin dépassé mes actes. Tandis que j’imaginais un comportement magnifique, j’avais tout simplement poursuivi ma route, mécaniquement. Tel un somnambule, mes jambes avaient fonctionné alors que mon esprit vagabondait dans des rêves utopiques. S’en suivi un long moment à réfléchir sur la façon dont j’aimerai que le monde fonctionne, et sa triste réalité. Si j’avais suivi le cheminement de mon cerveau, que ce serait-il réellement passé ? N’est-ce pas justement parce que personne n’ose accomplir d’acte d’amour envers un inconnu, car il est plus facile d’être haineux envers autrui, que le monde et les relations humaines sont dans un tel état ?
Il est fort probable que je ne revois jamais plus le grand homme noir qui m’invectiva sans raisons apparentes, en cette douce après midi de mai. Par conséquent, mes réflexions sur cette rencontre resteront à jamais sans solutions, et c’est bien dommage…

Ouverture de mon blog

Voici mon petit blog sans prétention.

J'y posterai mes textes, des billets d'humeur et des photos..

Donc voila, à la base, ce blog n'a pas pour but de raconter ma vie. (Mais je suis sûr qu’a un moment où un autre, je pourrait pas m’en empêcher. D’ailleurs j’ai déjà callé quelques photos perso et, de toute façon, mes textes vous renseignerons plus ou moins sur moi et ma vie.) Il a principalement pour but de vous faire lire mes écrits.

Alors, certes, je ne suis qu’un écrivaillon qui a encore énormément de progrès a faire pour arriver à un niveau convenable, mais si vous prenez du plaisir à me lire, ça sera déjà super!

Pour finir, on va faire dans le classique : N’oubliez pas que j’investit du temps et de la passion dans mes textes. Ma plus grande récompense est de savoir que vous m’avez lu, et surtout d’apprendre que vous avez apprécié. Par conséquent, n’hésitez pas à me poster un commentaire, même petit, après la lecture d’un de mes textes.

Je vous laisse désormais libre de visiter mon petit monde comme il vous plaira, à bientôt !