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  <title>J'espère que je pourrai changer le titre de ce blog plus tard</title>
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  <subtitle>Moi, mes écrits, mes pensées, (tout ce qui ne vous intéresse pas, par conséquent)</subtitle>
  <updated>2008-05-23T19:41:07+02:00</updated>
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      <author>
        <name>Maneki Neko</name>
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      <title>Mononoke</title>
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      <published>2008-05-23T19:41:07+02:00</published>
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                              <summary>   Un millier de paires d’yeux.  La tète levée vers le ciel, afin de ne pas...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Un millier de paires d’yeux.&lt;br /&gt; La tète levée vers le ciel, afin de ne pas les voir, mon regard cherche désespérément une issue. Seulement, aucune sortie ne s’offre à moi. Je suis prisonnière de gigantesques barreaux boiseux. A la fois mur et compagnon de cellule, le ciel d’onyx s’appuis lourdement sur la cime des pins. Ainsi le poids de cette nuit sans étoile semble faire plier ces derniers.&lt;br /&gt; Je baisse le crâne, fais face à mes observateurs. Invisibles, masqués par d’épais feuillage et l’opacité du voile de velours noir, je ne distingue que leurs prunelles, luisantes dans le froid.&lt;br /&gt; « Quoi ?! Que me voulez-vous ?! Et où suis-je pour commencer ?! »&lt;br /&gt; La légère brise, qui soufflait jusqu’à présent, se stoppe net. La forêt se terre dans un mutisme assourdissant. La nature tout entière m’offre une unanime réponse interdite.&lt;br /&gt; « Arrêtez de vous cacher, sortez de là ! Si vous croyez me faire peur, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil ! »&lt;br /&gt; L’oeil, c’est bien la seule chose qu’il me reste à contempler. Entre deux nuages sombre, passe une vision inquisitrice. La lune tout entière, dans son halo laiteux, est un gigantesque globe oculaire menaçant de s’effondrer sur mon corps. Dans sa lumière blafarde, seule qui me protège encore un tant soit peu des noirceurs ultimes, dansent des ombres qui ne peuvent être uniquement celle des arbres ou de ma personne frémissante.&lt;br /&gt; « Ça suffit maintenant !! Laissez moi tranquille !! Je vous préviens, je sais me défendre !! »&lt;br /&gt; Un mouvement dans ma nuque, comme un souffle fugitif, j’en suis sûre ! Je me retourne, le néant, seules brillent encore et toujours, les pupilles abyssales. Je tourne sur moi-même pour tenter de rattraper la présence, du regard. Je trébuche sur une pierre, vacille, tombe à la renverse sur une terre humide. Mes mains sont écorchées, mes genoux aussi. J’ai froid, j’ai peur, j’ai mal au ventre et à la tète.&lt;br /&gt; « Et merde !!! »&lt;br /&gt; Je m’effondre en sanglot.&lt;br /&gt; « PUTAIN DE BORDEL DE CONNARDS !! CASSEZ-VOUS BANDE D’ENFOIRE !! »&lt;br /&gt; J’agite mes mains en tout sens pour tenter d’en attraper un, au hasard. Mes ongles lacèrent le vide, mais ne rencontre aucune trace de mes scrutateurs. Alors je retourne mes doigts vers mon visage, et enfonce mes griffes dans mon front. La douleur me permet d‘atténuer un peu la terreur. Tremblante, je m’allonge au sol et me recroqueville en position fœtale, les serres enfoncées de plus en plus profondément dans ma chair.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Derrière un opaque miroir d’incompréhension, un jeune homme contemple une scène aussi banale qu’impressionnante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans une rame du métro parisiens, une SDF d’une cinquantaine d’année, peut-être plus jeune -Il est souvent très dur de donner un âge à ces personnes, tant la misère vieillit prématurément leurs traits-, est en proie à une crise de démence. Sans doute est-elle sous l’emprise de l’alcool, ou d’une autre substance qui réduit la conscience et la volonté humaine jusqu’au niveau d’une plante verte. Elle apostrophe la foule des usagers, les invectives, tombe et s’automutile.&lt;br /&gt; Autour d’elle, pas un seul ne lui répond. Tous la regardent, en proie à un mélange subtil de fascination, de pitié et de crainte, mais pas un seul ne lui vient en aide. Pas un seul n’osera déranger son quotidien, dans le but d’améliorer un peu le sien...&lt;br /&gt; Lorsque la stupéfaction aura cédé la place au blasement, ils détourneront simplement le regard…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>Maneki Neko</name>
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      <title>Folie de deux fées</title>
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      <published>2008-05-16T20:46:00+02:00</published>
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                              <summary>    J’ai écrit ce texte pour    «&amp;nbsp;jeu presqu'hebdomadaire    &amp;nbsp;»  n°...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://manekineko.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;i&gt;J’ai écrit ce texte pour &lt;a href=&quot;http://avosplumes.xooit.com/f20-Le-jeu-presqu-hebdomadaire.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;«&amp;nbsp;jeu presqu'hebdomadaire&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/font&gt; n° 32 du forum «&amp;nbsp;A vos plumes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Le but était de caser 7 mots dans un texte de 3000 caractère&amp;nbsp;: vœux, piano, geôle, événement, absinthe, rêve et farfelu.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et que coule le vertueux liquide d’émeraude !&lt;br /&gt; De la bouteille au verre, de l’eau glaciale aux cristaux de saccharose, du mélange hivernal aux feux de jade, du démon charitable à ma gorge extatique.&lt;br /&gt; Je suis une fontaine.&lt;br /&gt; La voilà alors, tout droit sortie de son cocon humide par le chemin de ma narine droite. Gracieuse à la peau d’olivâtre et aux ailes de dentelle sucrée. Elle se tourne vers moi et m’écrase sous un sourire vestalique.&lt;br /&gt; « Fée Absinthe! Je t’en conjure, entends et exauce mon vœu! Libère moi de la tourmente qui me consume ! »&lt;br /&gt; Ses pieds minuscules, étreints dans de délicats souliers de verre, font résonner un air farfelu de piano diaphane. La mystique apparition tend vers moi un doigt malicieux et m’invite à la suivre. Perdu dans mon rêve artificiel, je la suis sans poser de question.&lt;br /&gt; C’est ainsi que, sans avoir rien vu du voyage, j’émerge dans une robe de chambre, au centre d’une foule compacte.&lt;br /&gt; « Pourquoi mon amour ? Pourquoi te jouer ainsi de moi ? Qu’ai-je bien pu faire pour attiser ainsi ton courroux ? N’y avait-il pas punition moins implacable à me faire subir, que de me pousser droit dans les bras de ma geôle ?! »&lt;br /&gt; Place de la défense, tout n’est plus qu’agression virulente.&lt;br /&gt; Dans un tourbillon flou de costume gris souris, se détache un millier de paire d’yeux. La plupart me scrutent furtivement, avant de reprendre leurs pas pressés, nullement troublés par un événement aussi trivial qu’un homme à demi nu, errant dans un lieu public.&lt;br /&gt; Crise de misanthropie aigue, accentuée par les diablotins éthyliques qui se bousculent dans mes veines.&lt;br /&gt; Un jeune homme me frôle, déclic nerveux, je lui bondis au visage et tente de le lacérer à coups de griffes.&lt;br /&gt; Je suis un chat.&lt;br /&gt; Soudain les globes oculaires se braquent sur moi. Je suis enseveli sous un amoncellement difforme de chair, de tissus et d’attaché-case. Ils me tiraillent, me broient, me déchiquettent! J’enfonce profondément mes racines dans le sol, je tente de résister à ce flot impitoyable.&lt;br /&gt; Je suis un bégonia.&lt;br /&gt; Je m’agenouille, suppliant ma verdoyante aimée. Ses cheveux se transforment en un nid de serpent, son si doux sourire dévoile six rangées de dents pointues et effilées comme des rasoirs.&lt;br /&gt; Je disparais…&lt;br /&gt; ***&lt;br /&gt; L’ombre de ma main s’amuse à entrecouper celle des barreaux de ma cellule psychiatrique. Dans cet univers de blanc laiteux et de vert pâle, j’ai tout d’abord crû que ton absence me serait insupportable.&lt;br /&gt; C’était bien avant huit heures ! A cette heure matinale, elle apparaît chaque jour.&lt;br /&gt; Directement d’une boite en carton à mes yeux, en passant par ma langue, puis mon oreille gauche, la Fée Xanacs me console tendrement.&lt;br /&gt; Tout aussi gracile, tout de blanc vêtu, ses souliers me jouent un air de xylophone. Je me balancerai d’avant en arrière pour le restant de ma vie.&lt;br /&gt; Je suis un métronome.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>Maneki Neko</name>
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      <title>NITESCENCE</title>
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      <published>2008-05-15T22:14:51+02:00</published>
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                              <summary>  &quot;Nitescence&quot; est un substantif féminin.   Il provient du latin &quot;niscere&quot;...</summary>
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           &lt;p&gt;&quot;Nitescence&quot; est un substantif féminin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il provient du latin &quot;niscere&quot; qui signifie &quot;devenir luisant, se mettre&amp;nbsp;à briller&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce mot peut être utilisé comme synonyme de &quot;lueur&quot; ou &quot;éclat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;i&gt;Ses yeux se mouillent aisément avant le plaisir; ils étincellent et s'enduisent d'une vague nitescence; on croirait qu'il va tout aimer&lt;/i&gt; (&lt;u&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cauteur&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_smallcaps&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sainte-Beuve&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_ctitre&quot;&gt;, &lt;i&gt;Volupté,&lt;/i&gt; t. 2&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cdate&quot;&gt;, 1834&lt;/span&gt;, p. 145&lt;/u&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;i&gt;Cette splendeur était-elle due à la nitescence que donnent au teint l'air pur des montagnes et le reflet des neiges!&lt;/i&gt; (&lt;u&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cauteur&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_smallcaps&quot;&gt;&lt;strong&gt;Balzac&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_ctitre&quot;&gt;, &lt;i&gt;Séraphita,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;tlf_cdate&quot;&gt;1835&lt;/span&gt;, p. 193&lt;/u&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;i&gt;Ces femmes&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;de Delacroix&lt;/i&gt;] &lt;i&gt;malades du cœur ou de l'esprit ont dans les yeux le plombé de la fièvre ou la nitescence anormale et bizarre de leur mal&lt;/i&gt; (&lt;u&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cauteur&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_smallcaps&quot;&gt;&lt;strong&gt;Baudel&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_ctitre&quot;&gt;, &lt;i&gt;Curios. esthét.,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;tlf_cdate&quot;&gt;1855&lt;/span&gt;, p. 162&lt;/u&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;Les formes adjectivales de &quot;nitescence&quot; sont &quot;nitescent&quot; et &quot;nitescente&quot; qui peuvent donc être synonyme, vous l'aurez deviné, des adjectifs &quot;lumineux&quot; et &quot;éclatant&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;i&gt;C'est à ce moment que Néel de Néhou était rentré au cimetière (...). Aussi, quand il rencontra Sombreval et sa fille traversant le cimetière, fut-il frappé d'un éblouissement qui ne venait pas seulement de la beauté nitescente de Calixte, marchant dans l'éclat solaire d'un jour d'été&lt;/i&gt; (&lt;u&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cauteur&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_smallcaps&quot;&gt;&lt;strong&gt;Barb. d'Aurev&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_ctitre&quot;&gt;, &lt;i&gt;Un Prêtre marié,&lt;/i&gt;Paris, F. Bernouard, t. 1&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cdate&quot;&gt;, 1927&lt;/span&gt;, [1865], p. 107&lt;/u&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;En conclusion, &quot;nitescence&quot; est un bien joli mot lorsque vous êtes en panne de mots pour parler d'une lumière ou de son éclat sur un objet, une personne. Si les publicitaires pensaient à l'utiliser, il égaierait certainement les publicités léssivielles en leurs conférant une petite touche poétique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tlf_cexemple&quot;&gt;&lt;em&gt;Grâce à la nouvelle lessive du Maneki Neko blanc, mon linge resplendit d'une nitescence incomparable! (&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Maneki Neko&lt;/strong&gt;, J'espère que je pourrai changer le titre de ce blog plus tard, 2008&lt;/u&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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